L'ODYSSEE SIBERIENNE

Le 1er décembre 2005, Nicolas Vanier va entreprendre une grande
marche à travers les vastes espaces sauvages de la Sibérie.
Sur plus de 8000 kilomètres de montagnes, de taïga et de toundra,
Nicolas et ses dix chiens vont progresser à plus de 80kms par 24
heures, sur une piste éphémère tracée une
semaine avant son passage par l'équipe franco-russe qui le précède.
Cette odyssée débutera sur les bords du très mythique
lac Baïkal et s'achèvera à la fin de l'hiver le plus
froid de la planète sur la très symbolique Place Rouge de
Moscou, spécialement enneigée pour l'occasion.

Le rêve utile
Depuis quelques années, au cours de ses expéditions, Nicolas
Vanier constate de façon de plus en plus visible, ici et là,
les multiples dégradations que l'homme fait subir à ce que
les indiens nomment : notre mère à tous, la Nature.
Le réchauffement de la planète modifie le climat et fragilise
les écosystèmes du Grand Nord. Ce dernier n'a pas le temps
de s'adapter à ces bouleversements trop rapides. S'allument alors
des signaux de détresse…
Nicolas Vanier les a perçus.
Sa passion pour la nature et ses "rêveries" se sont peu
à peu mises au service d'une sorte de quête politique : prouver
que l'homme peut vivre en harmonie avec la nature et que la survie de
l'humanité en dépend.
Une nouvelle fois, Nicolas repart avec ses chiens de traîneau,
qu'il affectionne tant. Une longue traversée du Grand Nord de la
Sibérie, depuis le lac Baïkal jusqu'à Moscou les attend.
Cette expédition a vocation à donner la parole à
des hommes qui savent entretenir avec la Nature une histoire d'amour reposant
sur le respect et la connaissance des équilibres. Elle a vocation
aussi à mettre en lumière les problèmes graves qui
se posent tout au long du parcours, en des lieux que l'on aurait cru épargnés
par la folie destructive de l'homme.
Les menaces qui pèsent aujourd'hui sur notre habitat restent trop
abstraites. Il s'agira ici d'un témoignage concret, émouvant,
mis en images par des professionnels et valorisé au travers de
nombreux médias.
L'Odyssée Sibérienne montrera la beauté d'un incroyable
territoire et la grandeur de ceux qui y vivent. Mais pour combien de temps
encore ? Pollution, menace pour la biodiversité, déforestation,
réchauffement climatique seront autant de thèmes qui seront
développés au cours de l'Odyssée Sibérienne,
au travers notamment d'un partenariat avec le WWF et l'ADEME.
L'expédition partira du célèbre lac Baïkal
– véritable réservoir écologique et plus grande
réserve d'eau douce de la planète – avant de traverser
les montagnes Sayan, répertoriées au niveau mondial comme
l'une des régions les plus sauvages qui soit, pratiquement vierge
de toute activité humaine. Les spécialistes qui étudient
la faune et la flore dans ces régions constatent déjà
certains changements. En effet, l'accélération de la fonte
des glaces ainsi que l'augmentation des températures ont fait croître
– de plus en plus vers le nord et en altitude – la forêt
boréale. Phénomène qui fait perdre du terrain à
la toundra, exceptionnel réservoir de biodiversité.
Pour préserver leur condition de vie, face au réchauffement
climatique les espèces vivantes se déplacent vers le nord,
comme elles l'ont toujours fait au cours des millénaires lors des
modifications climatologiques antérieures. Pourtant cette fois-ci
un grand nombre d'espèces ne parviennent pas à s'adapter
car le changement est trop rapide.
Les éleveurs de rennes qui vivent avec leur troupeau doivent eux
aussi partir vers le nord. Cette migration est faite alors qu'on annonce
qu'une grande partie des zones où ils se dirigent sera submergée
d'ici quelques années par l'élévation du niveau de
la mer…
A partir de Tomsk, l'Odyssée Sibérienne entend parler plus
particulièrement de changements climatiques. Le Grand Nord est
sans doute la région la plus menacée par ce phénomène
qui a pris une ampleur considérable faisant subir aux écosystèmes
de très importants bouleversements.
Si nos pays reflètent des hausses de température de 0,5°
à 1°C, localement, et notamment dans le Grand Nord, des variations
de températures en périodes hivernales peuvent atteindre
2 à 4°C. On assiste alors à des modifications comme
le dégel du permafrost ou la diminution de l'épaisseur et
de la surface de la glace hivernale et estivale.
Pour en savoir plus sur l'odyssée sibérienne
www.odysseesiberienne.com
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